Mines de Macot (Lequenay)

Sentiers des mineurs de Macot

La commune de Macot comptait trois concessions d’anthracite (Charbon) :
La Planta (de 1880 à 1903), Sangot de 1900 à 1913 et la plus importante, la concession Lequenay (ou Lequeney selon les écritures).

Un sentier de mise en valeur de la mine Lequenay est accessible depuis la salle Polyvalente de Macot.

Vous pourrez découvrir l’Histoire de l’exploitation et les vestiges de la mine.

La mine d’anthracite du Lequenay ou Lequerray
Exploitation : 1848 à 1960

Historique

 

En 1806, M Schreiber, Directeur de l’école des mines de Moutiers, demande à la commune de ne pas entraver les recherches de charbon entreprises dans la zone par Monsieur Rostaing au lieudit de la Grangette (au-dessus du village de Macot). En 1808, la municipalité donne un accord de principe pour l’établissement d’une concession.

Cette dernière d’une surface de 30 hectares est accordée par Décret royal sarde le 15 décembre 1848 à Jean Baptiste Grassis et Philibert Balleydier.

Cependant l’exploitation se développe véritablement à partir de 1887 sous l’impulsion de Charles Ferraris propriétaire d’une forge à Aime.

En 1917, la société des mines d’Aime exploitant une concession voisine celle de Planamont entreprend de grands travaux sur celle de Lequenay.

Les effectifs de la mine de Macot ne cessent de croitre passant de 67 en 1918 à 99 en 1937 voire 200 ouvriers à la fermeture en 1960.

En 1937, la société des mines d’Aime, perça la galerie « St Aimée » longue de 850m permettant d’atteindre les couches les plus profondes de la roche. L’orifice d’entrée toujours visible aujourd’hui se trouvait sur la concession voisine de Planamont (commune d’Aime.)

Les deux mines furent ainsi connectées par des galeries secondaires.

En 1941, de nouveaux actionnaires investissent dans la concession.
On trouve les papeteries Aussedat de Cran-Gevrier (près d’Annecy), les Cartonneries de la Rochette et les sociétés de Briqueterie à Bâle.

Toutes ces industries ayant besoin de grandes quantités de charbon pour leur activité. Le minerai extrait de la mine était convoyé directement par voie ferrée jusqu’à ces usines.

La production de la mine atteignait 19 000 tonnes en 1958 mais celle-ci ferma ses portes en 1960 lorsque les papeteries Aussedat Chiess cessèrent d’acheter le charbon Macotais d’une qualité jugée médiocre.

 

 

Lieux à visiter :

 

  • L’entrée Saint Eugène
  • L’entrée Saint Jean
  • L’entrée St Aimée
  • La Maison du chef mineur
  • Les piliers du transport par câbles.
  • Trémie de chargement du mineraiPour aller plus loin (Bibliographie) :

L’ensemble de cette bibliographie est consultable au sein des bibliothèques de La Plagne Tarentaise.

Robert Durand,
Un siècle dans les mines de Savoie.

Robert Durand,
Anciennes Mines et Carrières souterraines de Savoie

Société savoisienne d’Histoire et d’archéologie,
Les mines de Peisey et Macôt.